Le karaté! Pourquoi? Pour qui?
Le Karate est une discipline sportive qui contribue au développement physique et mental, favorisant la concentration dans vos études et dans vos activités professionnelles.
- Il permet de contrôler vos émotions dans des situations inhabituelles.
- Il vous enseigne le respect et la tolérance auprès de vos semblables, créant des attitudes positives en société.
- Il dynamise votre corps, stimule votre état physique, développe la souplesse et la motricité.
- Il conforte votre assurance face aux situations de la vie de tous les jours.
Cet art-martial n’est pas seulement destiné aux plus jeunes. Le Karaté est ouvert à toute personne, quel que soit son âge ou sa condition physique.
Il n'y a pas de limite d'âge pour la pratique du karaté. Chacun peut le pratiquer en s'adaptant aux capacités de son corps. Par contre, nous ne recommandons pas la pratique du karaté aux enfants de moins de 6 ans dû, entre autre, à la plus grande difficulté de concentration de ceux-ci. En commençant trop tôt, les chances sont plus grandes que l'enfant perde sa motivation dû aux difficultés apportées par les exigences tant au niveau de la concentration, de la motricité que de l'orientation spatiale.
Il peut être pratiqué sous différents points de vue. Certains verront en lui un moyen de dépenser leur énergie, d’autres préféreront le pratiquer par souci d’entretenir leur corps et/ou leur esprit.
Chaque personne s’entraîne à son propre rythme, en suivant sa propre progression. L'important est d'évoluer à son rythme et d'améliorer graduellement ses capacités cardiovasculaires et sa souplesse réduisant ainsi les risques de blessures. Par contre, en cas de doute, il est possible de faire un examen de routine auprès de son médecin. Ceci étant plus important chez les personnes de plus de 40 ans qui ont vécu une longue période d'inactivité.
A chacun son ou ses motifs de départ, mais dans la progression se précise ce qu’apporte le karaté.
Le karaté n’est pas un « sport », c’est une discipline, comme on parle de discipline à l’école : le Français, les Mathématiques, l’histoire…. Maître Ohshima écrit dans Karaté-Do Kiohan ( voir lien ) :
« étudier les arts et les sciences, pratiquer les arts martiaux. »
Le karaté demande du travail, de la patience, de la rigueur, de la concentration, de la régularité et de la constance. Il est donc un véritable axe d’éducation dont les acquis s’étendent dans la vie quotidienne, bien au-delà de la dimension médiatique du « sport de combat».
Un sport complet
Il est cependant vrai que c’est un sport complet, car il fait travailler l’ensemble du corps, développe la musculature, fortifie les articulations, renforce la souplesse, l’endurance, la coordination et l’agilité, et entretient le système cardio-vasculaire.
Une discipline et un art de vivre
Mais cet aspect sportif n’est que l’un des aspects du karaté.
Si sa pratique régulière et bien encadrée développe le corps, le karaté fait également acquérir un endurcis-sement mental progressif. A chaque entraînement, on lutte face à ses faiblesses, comme l’envie d’abandon devant la fatigue, la soif, la nécessité de rigueur, de concentration et de travail, l’appréhension d’un choc ou d’un petit bobo.
Quand on progresse techniquement, on progresse mentalement.
Ce travail a des répercussions dans la vie quotidienne et dépasse largement la seul cadre du Dojo.
On n’est pas karatéka les lundi et mercredi soirs, mais à chaque moment de la vie : on a un lourd travail a effectuer, un coup dur difficile à surmonter, une tentation de découragement ou de faiblesse, le karaté aide à faire face par le renforcement mental progressif qu’il a développé. On peut s’interroger sur l’intérêt d’un exercice qui consiste à rester un moment dans une position physiquement inconfortable ou fatigante : on a envie de se redresser, de se reposer, et la respiration trouve son rythme, l’esprit canalise peu à peu la douleur, la maîtrise et a progressé. Face à la difficulté, un jour, on peut alors espérer faire face plus facilement.
Un art martial
Qu’on vive dans un monde plus violent qu’avant, ou qu’on parle bien plus qu’avant d’une violence qui a en réalité toujours existé, et à toutes les époques, peu importe.
N’importe qui, n’importe où et n’importe quand peut être victime d’une agression qui nécessite de se protéger ou de protéger les siens. Et c’est évidemment l’un des aspects les plus connus du karaté : c’est l’un des arts martiaux les plus efficaces pour se défendre. Il donne peu à peu davantage confiance en soi pour ne pas paniquer si l’on devait faire face à un ou des agresseurs. Quand on maîtrise quelques gestes sobres et efficaces, on peut espérer se sortir sans trop de dégâts d’une situation difficile. On apprend à se défendre contre des tentatives de coups de poings, de coups de pieds, des attaques au bâton ou au couteau, même si ce genre d’attaques restent extrêmement dangereuses et qu’il vaut mieux courir vite, qu’engager un combat !
Le karaté est un art martial de défense, pas d’agression. Il ne s’adresse pas aux voyous qui cherchent à apprendre à se bagarrer pour enquiquiner le monde. Si quelqu'un cherchait à progresser avec un mauvais esprit, il serait rapidement freiné par la rigueur et les vertus mentales et morales qu’exige le karaté. Il serait surtout rapidement repéré et exclu du club.
Une discipline ouverte aux femmes
Il n’est pas nécessaire d’avoir un physique et un mental de James Bond pour accéder au karaté.
Sa pratique développera des potentiels variables selon les individus, mais on s’imagine souvent que c’est une discipline exclusivement masculine où de grosses brutes velues s’arrachent les yeux, les bras et les jambes en poussant des cris sauvages.
Laissons le cinéma où il est, et venez voir à quoi ressemble la réalité des entraînements : la moitié des membres du club sont des femmes, et elles se défendent !
Leur approche est différente de celle des hommes. Elles utilisent moins la force, et, naturellement très souples, progressent à leur manière. On travaille parfois spécifiquement les attaques auxquelles les femmes sont plus soumises que des hommes : des saisies de cheveux, à l’épaule ou au bras etc…et chacun bénéficie de l’approche de l’autre.
Le Karaté comme handisport
Pratiquer un sport de combat comme le karaté avec des personnes moins voire non-valides est loin d'être un rêve. La mise en place de ce type d'activité peut se faire de façon très variée, que ce soit au niveau des endroits ou au niveau des modalités. La pratique de l'art martial se fait, alors, de façon très spontannée.
Il est possible de mettre en évidence toute une série d'excercices que l'on fait assis dans son fauteuil roulant, accompagné d'un aide ou même dans une piscine (pour les personnes sachant se tenir debout mais ayant de très gros problèmes d'équilibre).
L'idée d'une telle pratique est d'induire certes, nombre de mouvements des bras, poignets, mains, voire tronc et buste sans oublier les jambes pour des patients qui, suite à diverses pathologies, ont perdu de la force ou de la motricité mais aussi d'amener des personnes paraplégiques à mobiliser leurs ceintures supérieures et leur sangle abdominale.
L'intérêt est bien évidement, par la gestuelle, de ramener un individu à pratiquer des mouvements quelque peu "oubliés" par son corps.
Le karaté, transformé en cet excercice de motricité très ludique, distille également ses messages de combativité et de pugnacité. L'opposition à autrui peut être transposée dans les expériences de vie personnelles de chacun et devenir une arme de confiance en soi dynamisée.
Des confrontations et de la violence toute sous-jacente du karaté peut naître un retour au calme... grâce à une sorte de purge des ressentiments. L'évacuation de ses colères et frustrations naît du caractère dur tatoué dans chacun des mouvements de cet art martial (pas nécessairement de la dureté physique des excercices même).
Après tout, dans ce sport, on assène des coups de poings dans le vide, parfois même sur un partenaire, mais l'ennemi que l'on se projette peut avoir bien des visages. Et il aura peut-être les traits de la maladie ou de l'invalidité elle-même.


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